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Message  Nathan le Lun 7 Jan - 2:54

Quand Jérusalem a-t-elle été dévastée par Babylone ? En 586 où 607 a.C?

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LES historiens profanes avancent généralement l’année 586 avant notre ère comme date exacte de la dévastation de Jérusalem. Pourquoi donc les témoins chrétiens de Jéhovah disent-ils que cet événement eut lieu en 607 avant notre ère ? C’est parce qu’ils ont confiance en ce que la Bible déclare concernant la durée de la désolation de Jérusalem.
Les Écritures parlent d’une période de soixante-dix années de désolation pour Juda et Jérusalem. Après avoir décrit la conquête de Jérusalem par les Babyloniens, le deuxième livre des Chroniques (36:21) ajoute : “Il [le pays] se reposa tout le temps qu’il fut dévasté, jusqu’à l’accomplissement de soixante et dix ans.” Par l’entremise de son prophète Jérémie, Jéhovah avait déclaré : “Tout ce pays deviendra une ruine, un désert, et ces nations seront asservies au roi de Babylone pendant soixante-dix ans.” — Jér. 25:11.
S’agissait-il réellement d’une période de soixante-dix années au sens littéral ? C’est ainsi que l’entendait le prophète Daniel vers la fin de la période de dévastation pour Jérusalem, car il dit : “Moi, Daniel, je portai mon attention, en lisant les livres, sur le nombre des années dont Jéhovah avait parlé au prophète Jérémie, et qui devaient s’écouler sur les ruines de Jérusalem, soixante-dix ans.” (Dan. 9:2, Crampon 1905). Remarquez que Daniel dit que le “nombre des années” de dévastation est de soixante-dix. Il ne se serait pas exprimé de cette façon s’il s’était agi d’un nombre symbolique ou gonflé et arrondi.
On en trouve une preuve supplémentaire dans le livre de Zacharie, où nous lisons : “Quand vous avez jeûné et pleuré au cinquième et au septième mois, et cela depuis soixante-dix ans, est-ce pour moi que vous avez jeûné ?” (Zach. 7:5 ; 1:12). La façon dont cette question est posée, en faisant allusion à des mois précis, indique sans aucun doute qu’il s’agissait d’une période de soixante-dix ans au sens littéral.
Josèphe, historien juif, montre que les Israélites de l’Antiquité considéraient que la désolation complète du pays avait duré littéralement soixante-dix ans. Dans son Histoire ancienne des Juifs, traduction d’Arnauld d’Andilly, au livre X, chapitre XI et paragraphe 9, Josèphe dit que “la Judée, Jérusalem et le Temple demeurèrent déserts durant soixante-dix ans”.
Cette désolation prit fin quand les Israélites purent retourner en Juda et à Jérusalem. On admet généralement que Babylone tomba aux mains de Cyrus le 5/6 octobre de l’an 539 avant notre ère. Les récits bibliques de II Chroniques 36:21-23 et d’Esdras 3:1-3, qui rapportent le décret de Cyrus libérant les Juifs et les autorisant à retourner dans leur pays, indiquent que ceux-ci sont arrivés en Juda au début du mois d’octobre de l’an 537 avant notre ère, ce qui marque la fin des soixante-dix années de désolation. Jérusalem avait donc dû être détruite soixante-dix ans auparavant, soit en l’an 607 avant notre ère.
Les diverses tentatives pour faire concorder la date de 586 avant notre ère avec ce que dit la Bible n’ont pas été concluantes. Aucune d’elles ne s’harmonise avec le témoignage biblique selon lequel Jérusalem et Juda sont restés dévastés pendant soixante-dix ans.
La date de 586 avant notre ère est basée essentiellement sur ce qu’on appelle le “canon de Ptolémée”, qui attribue à la dynastie babylonienne une durée totale de 87 années commençant avec Nabopolassar et se terminant avec Nabonide, à la chute de Babylone en 539 avant notre ère. Selon ce canon, les cinq rois ayant régné durant cette période sont : Nabopolassar (21 ans), Nébucadnetsar (43 ans), Évil-Mérodac (2 ans), Nériglissar (4 ans) et Nabonide (17 ans). Selon le nombre d’années de règne ainsi attribué à chaque monarque, la dévastation de Jérusalem durant la dix-huitième année du règne de Nébucadnetsar (la dix-neuvième comptée à partir de son “année d’accession” au trône) aurait eu lieu en l’an 586 avant notre ère. — II Rois 25:8 ; Jér. 52:29.
Mais dans quelle mesure le canon de Ptolémée est-il digne de foi ? Dans son livre Les mystérieux nombres des rois hébreux (The Mysterious Numbers of the Hebrew Kings), le professeur E. R. Thiele écrit :
Le canon de Ptolémée a d’abord été établi à des fins astronomiques et non historiques. Il ne prétendait pas faire connaître le nom de tous les souverains babyloniens ou perses, ni le mois ou le jour exact du début de leur règne. C’était simplement un instrument permettant d’insérer correctement dans un tableau chronologique général certaines données astronomiques connues à cette époque-là. Les rois dont le règne était inférieur à un an et n’incluait pas le jour du Nouvel An n’étaient pas mentionnés.” (C’est nous qui soulignons).
Ainsi, en raison même de son but, ce canon ne permet pas d’établir des dates absolues. Il n’y a aucun moyen d’être sûr que le nombre d’années de règne attribué par Ptolémée aux différents rois soit exact. Par exemple, alors que Ptolémée attribue à Évil-Mérodac un règne de deux ans seulement, Polyhistor indique douze années. En outre, on ne peut être certain que cinq rois seulement aient régné durant cette période. Par exemple, à Borsippa, on a trouvé des noms de rois babyloniens qui ne se retrouvent nulle part ailleurs.
Cependant, quelqu’un dira peut-être : N’y a-t-il pas une ancienne tablette astronomique, dite ‘VAT 4956’, donnant pour la trente-septième année de Nébucadnetsar exactement la même date que le canon de Ptolémée ?
Il ne faut pas oublier que la source de preuves complémentaires doit offrir des marques de crédibilité. Est-ce le cas du “VAT 4956” ? En réalité, non. Il ne s’agit pas d’un texte original, et il présente de nombreuses lacunes. Certains de ses termes n’ont même pas encore pu être compris. À deux reprises dans le texte, on rencontre la remarque hi-bi (qui signifie “interrompu, effacé”). Le scribe reconnaissait donc travailler à partir d’une copie défectueuse.
Malgré ces problèmes, même si les renseignements astronomiques sont conformes à l’original, cela ne prouve pas l’exactitude des dates historiques. Tout comme Ptolémée utilisa les règnes des anciens rois (selon ce qu’il en savait) uniquement comme d’un canevas dans lequel il inséra des dates astronomiques, de même le copiste du “VAT 4956”, se conformant à la chronologie acceptée à son époque, a pu introduire la ‘trente-septième année de Nébucadnetsar’. Comme l’ont admis les savants allemands Neugebauer et Weidner (les traducteurs de ce texte), le scribe a vraisemblablement changé les mots pour se conformer aux abréviations courantes à son époque. Mais il n’a été ni fidèle ni exact. Il a donc pu tout aussi facilement introduire d’autres renseignements contribuant à réaliser ses desseins. Ainsi, le canon de Ptolémée et le texte “VAT 4956” ont très bien pu avoir la même origine fondamentale et renfermer les mêmes erreurs.
À l’inverse du canon de Ptolémée et du texte “VAT 4956”, nous avons le témoignage unanime de Jérémie, de Zacharie, de Daniel et du rédacteur du deuxième livre des Chroniques, indiquant que Juda et Jérusalem sont restés dévastés durant soixante-dix ans. Des milliers d’anciennes copies manuscrites de ces écrits renferment le même témoignage. En raison des problèmes que posent le canon de Ptolémée et le texte “VAT 4956”, il faut donc beaucoup plus de foi pour accepter ceux-ci qu’il n’en faut pour accepter le témoignage de la Bible qui indique que la dévastation de Jérusalem par les Babyloniens eut lieu en l’an 607 avant notre ère.


GF 1972 22/8 pp.27,28
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